Caractéristiques meules et outils pour le verre plat

Typologie des meules et outils pour le façonnage du verre plat

 

Article écrit en collaboration avec  Dott. Renato Genocchio

 

 

Il y a beaucoup d’aspects à examiner lorsqu’on considère une opération de façonnage du verre plat avec des outils diamantés et des outils de polissage.

D’abord il y a les termes utilisés dont la signification peut varier selon la personne qui les présente.

 

Les expériences de tous ceux qui travaillent dans ce marché du verre plat sont différentes (et même contradictoires dans certains cas) et en outre, vu qu’il n’existe pas une littérature spécifique à ce propos – il n’y a que des articles généraux dans des publications sur le marché du verre plat examinant seulement les aspects les plus généraux des opérations de façonnage du verre plat – il n’est pas objectivement simple d’établir des bases solides pour  un langage commun.

 

Et ce sont souvent les clients qui partant de leur expérience, parfois transmise de générations en générations sont en contradiction avec tout ce que les producteurs d’outils vivent chaque jour.

 

Donc parfois même la simple dénomination des types d’outils pour le verre peut représenter un problème. Il est normal, par exemple, d’appeler « de poli » les meules diamantées à liant bakélite  qui ont beaucoup de fonctions sauf celles de polir le verre. Ce sont seulement les meules à liant synthétique (caoutchouc, polyuréthanes, polyesters) avec des abrasifs comme carbure de silicium, corindon et oxyde de cérium à qui cette tâche est dévolue.

Ou mieux, si on veut être vraiment précis, on ne devait parler de véritable polissage que dans le cas des meules à oxyde de cérium, puisqu’elles sont une alternative aux feutres travaillant avec l’oxyde de cérium liquide. Elles exercent seulement une action de polissage  alors que les autres meules  avec abrasif carbure de silicium ou oxyde d’aluminium (corindon) ont au moins une double action abrasive (avec un très faible enlèveùent de matière verre) et polissante qui, dans le cas de granulométrie importante de l’abrasif (de 40 à 80 Mesh) est sans aucun doute plus abrasive que polissante.

 

Donc nous proposons de  classer les familles de meules pour le façonnage du verre sur des machines de miroiterie en 4 catégories:

 

1) Meules diamantées à liant métallique

2) Meules diamantées  à liant résine (résines thermo-durcissables normalement phénoliques ou bien mélaminiques)

3) Meules à abrasif Carbure de Silicium, Corindon ou similaires avec liant synthétique.

4) Meules à abrasif  Oxyde de Cérium avec liant synthétique

5) Feutres spiralés ou compacts, en laine ou bien synthétiques, qui travaillent avec de l’oxyde de cérium liquide.

 

Les deux premiers types de meules travaillent sur des mandrins  à vitesse de rotation variable entre 2800 et 3500 tours par mn  alors que les autres trois travaillent avec des broches mobiles équipées d’un dispositif de pression, et avec une vitesse de rotation entre 1400 et 2800 tours par mn, même s’il y a des meules de polissage  pouvant travailler aussi sur des mandrins à vitesse variable.

 

D’habitude les opérations de façonnage sont réalisées sans utiliser l’ensemble des cinq types ci-dessus,

 

Si on considère les façonnages habituels, je proposerais la classification suivante:

a) Biseautage

b) Façonnage joint plat sur des rectilignes verticales ou bilatérales (meules boisseaux)

 

c) Façonnage joint rond avec des rectilignes verticales ou bilatérales (meules périphériques)

 

d) Façonnage du joint du verre avec des machines à contrôle numérique

 

On va les examiner cas par cas pour déterminer de manière générale les types d’outils nécessaires et les problèmes les plus communs.

 

Cette introduction rapide et générale n’est à considérer tout simplement que comme une synthèse des aspects les plus importants du façonnage du verre.

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